Entreprises Agiles

Suite à la très belle émission passée sur Arte sur le « Bonheur au travail » en février 2015* , Alexandre Gérard, PDG de Chronoflex, a publié un article sur son blog intitulé « alerte générale ». Il témoigne du fait qu’il voyait venir à lui quantité de chefs d’entreprises « avec des étoiles dans les yeux » désireux de libérer leur entreprise. Belle intention !

Attention ! dit-il avec justesse : libérer son entreprise implique d’abord de se libérer de l’emprise de son Ego de leader. Alexandre Gérard les interpelle en les invitant à se demander d’abord « quoi arrêter de faire » plutôt que « comment faire ». Ah la fameuse demande… Lire la suite

Sortir de la confusion managériale

Styles Management 4Les mots sont pléthore pour désigner les nouvelles modes du management. Collaboratif, coopératif, participatif, consensuel, consultatif…  C’est à s’y perdre. Derrière tout cette variété de vocables, on pourrait être tenté de changer les mots pour au final s’épargner de changer en profondeur les pratiques.

Ricardo Semler, le « libérateur » de la Semco au Brésil, pointe déjà l’illusion qu’ont certains leaders de manager en style participatif alors qu’en fait ils font du management consultatif. C’est l’une des confusions les plus répandues à ma connaissance. Consulter c’est demander son avis à ses co-dirigeants et prendre la décision seul ensuite. « Je vous ai écouté, merci. Voilà ma décision. » Faire participer, c’est accepter de partager la décision. Lire la suite

Ce sont les gens qui font la différence

94bd7ab2-e64d-44ed-94d5-17fb3df50b76« Ce ne sont pas les organisations qui font que les choses sont faites. Ce ne sont pas les plans et les programmes qui font que les choses sont faites. Si les choses sont faites, c’est grâce aux gens. Les organisations, les plans et les programmes sont soit une aide, soit une entrave à ce que font les gens. »

Propos de l’amiral Rickover rapportés pas Colin Powell (p. 307)

Vidéo à regarder

En passant

Scénario, réalisation et production possum interactive.
Co-écrit avec Isaac Getz
Co-animé avec Basile Zumer
Voix-off : Serge Thiriet – studio Scopitone
Habillage sonore : Mikael Kandelman – studio Meduson
Pourquoi vouloir interpeller sur le sujet de l’entreprise libérée ?
La réponse sur le site http://www.possum-interactive.com

Stop à la bureaucratie !

Dernièrement sur les chemins corse, j’ai rencontré une personne qui était diplomate, envoyée à l’étranger sur tous les lieux chauds du globe : Afghanistan, Turquie, Irak… Elle me partageait que la réalité du terrain est bien différente de la perception qu’en avaient les gens dans les bureaux de l’Union Européenne ou de l’Elysée. Le « décalage de perception est énorme » affirmait-elle.

Cela m’a d’abord paru normal (le phénomène bureaucratique aidant) mais ensuite en y repensant je me suis dit que c’était vraiment dramatique. Les décisions sont prises par des bureaucrates qui n’ont qu’une vision lointaine du réel. Celui qui est en haut de la pyramide a toujours l’illusion qu’il voit mieux le terrain, car il a plus de hauteur que celui qui est en bas…

imagesMais est-ce si vrai ? Jan Carlzon, président de SAS, a été le premier à évoquer le concept de la “pyramide inversée” (in Renversons la pyramide). A notre connaissance, celui qui a mis cette idée en œuvre en 1er est l’indien Vineet Nayar et directeur général d’HCL Technologies. Comment ? En redonnant le pouvoir de décision aux gens les plus proches du client et en mettant toutes les autres fonctions supports, direction principalement au service des opérationnels. Une vraie révolution. Il raconte cette histoire dans son livre Les employés d’abord, les clients ensuite (à lire absolument).

Enlever du poids dans le sac…

Avec mon épouse, nous venons de finir le GR20 sud en Corse. En amont, une question majeure s’est posée à nous – au-delà de la condition physique requise – il s’agissait du poids du sac à emmener.

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Quelqu’un disait qu’en randonnée le sac représente la maison et le poids la peur… Plus je « psychote » sur tout ce qui pourrait arriver, plus j’ai tendance à charger mon sac, avec la devise si rassurante du « au cas où ». Résultat à la fin, je n’avais utilisé en vêtements, médicaments, nourriture, gadgets divers que 50% de ce que j’ai transporté pendant 8 jours !

Ce « principe de précaution » est en fait handicapant dans la course !

Paradoxalement le lest excédentaire empêche d’être leste ! Je n’ai pas résisté à faire un parallèle avec le monde de l’entreprise.

Aujourd’hui comme dirigeant, que puis-je ôter du sac à dos qu’est mon entreprise ? Que puis-je simplifier dans mon organisation dans ce qui n’a pour seul but que de me rassurer et qui provient de mon manque de confiance dans l’avenir, dans mes équipes, en mes collaborateurs etc. ? Je peux balayer prioritairement les champs du reporting, du controlling, des réunions diverses, des procédures, des normes internes… Que puis-je enlever pour libérer l’initiative au sein des équipes ?

Si je décide aujourd’hui d’ôter 3 choses de mon sac, la vie pourra être plus légère et mon entreprise plus agile !